Des élèves de CM1 écrivains et cinéastes
Mardi 28 juin, les élèves de CM1 de l'école des Mérigots ont invité leurs parents et leurs camarades des écoles de L'Isle-d'Espagnac à une soirée cinéma. Ils étaient fiers de présenter aux 250 spectateurs présents dans la salle Georges-Brassens, le film d'animation qu'ils ont entièrement réalisé au cours de cette année scolaire.
Jacques Michaud, le professeur de ces cinéastes en herbe, a rappelé la chronologie du projet, et les spectateurs ont pu découvrir le « making off » (les images du tournage dans la classe) ainsi que le film d'animation de quarante minutes, tourné et monté en partenariat avec l'École des Métiers du Cinéma d'Animation d'Angoulême (EMCA). « Ce projet est né le jour de l'inauguration de la passerelle qui relie la Cité de la BD aux chais Magélis. Les deux classes de CM1 - Jean-Moulin et les Mérigots - se sont associées dans l'écriture d'un roman policier, dont les buts étaient tout autant de former des écrivains que de présenter aux lecteurs une visite guidée d'Angoulême », explique Jacques Michaud. Le projet était de former des lecteurs, des écrivains, des auteurs, des acteurs, développer l'initiative, la création et l'élan individuel et collectif et valoriser la production. Le livre, intitulé « Le Voleur est dans le musée », édité par l'Office central de coopération à l'école (Occe) est venu couronner le travail d'écriture des élèves, en juin 2010. Du livre au film : « Angoulême est la ville de l'image et j'avais envie de continuer l'expérience en adaptant le roman en un film ! », continue le professeur. Les enfants ont, cette année, fourni un gros travail : prendre les décors en photos, dessiner et découper les marionnettes des personnages à animer, enregistrer la bande-son, un vrai travail d'acteur, et tourner toutes les images, c'est-à-dire réaliser l'animation. Les élèves ont pu bénéficier du matériel et des conseils de professionnels des étudiants et du monteur vidéo de l'EMCA. Les résultats ont dépassé les espérances de l'enseignant et les spectateurs ne s'y sont pas trompés : ils ont longuement applaudi les enfants à la fin de la représentation. « Ils l'ont bien mérité ! », se félicite Jacques Michaud.